Comment je me suis mise au sport après 24 ans de vie

Pour commencer, je vous propose de vous situer un peu les choses. Ma passion pendant 23 ans? Le moindre effort. Le sport au collège? Les 1500 tours de terrains sous -100° le vendredi matin? Les intellos de ma classe (c’est à dire 29/30 personnes vu que j’étais dans une école d’intello) y arrivaient très bien. Pour moi, c’était le meilleur moment pour me cacher derrière les bungalows pour fumer une cigarette (I know). Ah oui j’oubliais. J’ai pris javelot au bac. J’ai eu 8/20. Oui c’est possible.

Mon ex, avec qui j’ai passé 5 ans, était un gym freak. Il y’allait (y va) absolument tous les jours, whatever happened. C’était souvent une cause de dispute, puisque je comprenais absolument pas comment il pouvait choisir la salle de gym over un super petit déjeuner avec moi devant la télé. Mais surtout, je ne comprenais absolument pas POURQUOI il allait à la gym. Je lui ai souvent dit “mais moi si je fais du sport le matin, après je suis crevée le reste de la journée”. Genre pourquoi tu t’infliges ça, sado maso va. J’ai aussi toujours cru que les gens de mon collège et mon lycée étaient des petits intellos qui n’avaient rien d’autre à faire que d’être bon en sport (j’aimerai que ce soit ironique mais malheureusement ce n’est pas le cas).

Toujours est -il que j’ai essayé! Plusieurs fois je me suis inscrite dans des salles. Une amie m’avait transféré le programme Top Body Challenge. Du coup, ça me faisait un truc à suivre quand j’allais à la gym, mais je ne l’ai jamais pris très sérieusement.

Tout a commencé cet été quand j’ai quitté mon travail pour déménager à Brighton. J’ai dit à mon copain de l’époque: je déménage à Brighton, je ne veux plus travailler pour personne, je ne sais pas comment je vais gagner de l’argent mais j’y arriverai. Zéro économies en poche, juste mon loyer de payé pour les 30 prochains jours. Une fois installée, c’était moi, ma motivation, et une stratégie en béton. Enfin, c’est ce que je pensais. Ce que j’ai rapidement compris, c’est que cette paresse avait raison de moi et je tournais très vite en rond. On appelle ça aussi la procrastination. En fait, je n’avais aucune discipline.

Très vite, je me suis ennuyée, puis j’étais déçue de moi de ne rien foutre pour essayer d’y arriver un minimum. Plus les jours passaient, plus j’étais anxieuse. La vérité c’est aussi qu’étant donné que je ne travaillais pas (du moins pour personne d’autre que moi), j’avais beaucoup de temps. Comme vous le savez, à ce moment là j’ai fait la cure So Shape de 5 jours. Je me suis sentie bien: fière de moi, saine, légère. Puis j’ai commencé à explorer un peu ces trucs de bien être, de corps. Il se trouvait que j’avais une salle Puregym à littéralement 5 minutes de chez moi et un peu impulsivement, j’ai décidé de m’inscrire. J’étais TROP excitée. Je suis allée à Primark pour m’acheter les baskets les moins chères (je me rappelle, j’avais 11 balles sur mon compte et les baskets étaient à 10. Pour vous dire à quel point j’étais dans la merde financièrement ET trop décidée à commencer le sport). Le truc en fait c’est que je sentais que j’avais un trop plein d’émotion constant en moi, et je me disais que faire du sport tous les jours m’aiderait à me changer les idées pendant au moins une heure et à décharger un peu tout ça.

Le lendemain, un dimanche, je décide d’aller à mon premier cours: leg, bum & tum. Des gens de tout âge, sportifs, non sportifs, avec un truc en commun: un grand sourire sur leur visage. Tout le monde était super ouvert, se disait bonjour (personne ne se connaissait). Quelle que soit votre humeur du moment, elle aurait été switché en une seconde, rien qu’en entrant dans la salle. Je crois que j’appellerai ça: une bonne énergie. et c’était ça: la salle était REMPLIE d’une super super énergie. C’était cosy, chaleureux, tout le monde (bon, 15 personnes) était très à l’aise. Du début à la fin du cours, je n’ai pas cessé de me répéter à quel point je me sentais heureuse et tellement calme et relaxée (malgré les exercices). Il y’avait aussi cette fierté (et cette surprise), de vouloir faire les choses bien. A aucun moment je ne me suis dit “cet exercice est trop dur, je peux pas, fuck it, bye les connards” parce que tout simplement je me sentais bien.

En revenant chez moi ce soir là (sous la pluie), j’ai téléchargé l’app et je me suis inscrite à un cours par jour.. pendant deux mois. Non stop. Tous les jours. Un à 7h du matin, et quelques fois un en fin d’après midi pour y aller avec mon ami Arnaud.

 

Résultat?

RésultatS. Je ne peux vous dire à quel point aller à la gym m’a aidé sur TOUS LES PLANS

Déjà, ça m’a fait adopté une routine, qui a apporté de la discipline qui, par conséquent, m’a rendu plus rigoureuse et plus productive. Avoir un pattern que je respectais tous les jours a changé mes journées de glande en journées énergiques et productive. Vous savez tout ce truc qu’il y’a autour de la fameuse “morning routine”, à quel point c’est important et que les gens successful comme Oprah Winfrey par exemple, ne jurent que par ça. Il n’y a pas un matin où j’ai eu la flemme d’y aller. Même ma coloc ne comprenait pas! aha

 

 

Très vite (et bien que ça n’ai pas du tout du tout été mon but premier), j’ai vu mon corps changer radicalement. Surtout au niveau de mes abdos! J’étais hyper super fière de mon corps pour la première fois depuis des années. Un matin, j’ai décidé de me peser (chose qui n’arrivait jamais jamais). Le chiffre s’affiche et c’est le choc: 57 kilos. Pour vous donner une idée, quand je suis arrivée en Angleterre, je pesais 70 kgs. Ouais. J’étais au TOP de ma forme.

 

 

Quand il était temps de repartir vivre à Londres, j’avais peur de perdre ma super routine sport: je m’étais habituée à cette salle, aux cours, à la proximité, et je savais que ça ne serai plus pareil (#coeurbrisé). J’ai continué, cependant, mais en allant courir dans un parc à coté de chez moi, tous les matins. À ce moment, j’ai commencé à retravailler pour une compagnie. Au début, quand j’ai dû reprendre l’habitude d’être “employée” (c’était carrément un fail pour moi), je me surprenais, en sortant du travail, à vouloir courir encore. Et encore et encore. Puis l’hiver est arrivé. Je me rappelle un soir, il faisait nuit noire et je savais que c’était dangereux (je vivais pas dans le meilleur quartier) mais j’ai couru et couru pendant une heure. Ce soir là, je me disais dans ma tête que je pourrai arrêter de courir qu’une fois que j’aurai plus aucun stress dans moi. Beaucoup de choses se passaient dans ma vie: retravailler, ma rupture, le déménagement. Tout ça m’avait complètement chamboulé et je n’arrivais plus à penser clairement du tout. Une heure après, je courrai encore, alors que j’ai toujours galeré à courir plus de 5 minutes. Ce n’était plus de l’exercice simple, c’était un besoin. J’étais assez surprise car je n’avais jamais courru aussi longtemps, et je n’avais jamais ressenti le besoin de courir pour aller bien. Mais là, c’était thérapeutique.

J’ai énormément de stress et de rage en moi (je suis gentille hein) et courir est devenu le seul et l’unique moyen de get things out.

 

 

Mes conseils

Bon du coup vous vous dites “c’est super ton histoire Josiane mais en quoi ça m’aide?

Je pense très sincèrement qu’il faut ce déclic pour aimer le sport; j’aimais être avec tous ces gens qui étaient ultra positifs, énergiques et souriants parce qu’ils me transmettaient tout ça. Ensuite, je me sentais fière de moi, ça m’a aidé dans ma routine travail et j’ai surkiffé mon corps. Que du positif. Et c’est ça: il ne peut y’avoir que du positif quand on fait du sport.

Si vous commencez, vous allez très rapidement vous dire: ça fait mal, c’est pas pour moi, je suis pas une sportive, fuck the world. Mais le truc, Josiane, c’est que c’est en passant une fois, rien qu’une fois ce cap de la douleur, que tu vas te dire “mais!! j’y arrive!!!”, et qu’il va y’avoir un feu d’artifices d’endorphine, qui va te rendre plus addict que tes cordons bleus intermarché. Je te jure.

Maintenant, j’ai deux gros conseils:

Le premier: faites du sport en classe. Prends un cours Josie, un cours. Personne n’est né avec une routine abdos en tête. Ouais non. Personne. Il y’a rien de moins motivant que d’aller à une salle de sport et ne pas savoir quoi faire. On se sent seul, on se sent con (vu qu’apparemment tout le monde sait quoi faire sauf nous), et en plus il y’a 96% pour qu’un personal trainer t’approche pour te convaincre de booker maintenant 8 cours avec lui à 69.99€ chacun ou un package de deux pour 199.99€  (je sais pas si vous avez saisi la blague mais je suis morte de rire toute seule). Deuxième chose: si vous allez à une classe, dégagez moi ce téléphone! C’est THE moment de la journée où non seulement tu peux déconnecter, Josie, mais aussi tu peux… attention.. COMMUNIQUER! Avec des vrais gens humains physiques. Oui Josie! Donc laisse ton tel au vestiaire.

Deuxième conseil d’Anaelle coach sportif: J’ai oublié mon deuxième conseil. Ah oui! Un autre bon moyen de se mettre au sport: se lancer un challenge! Je m’explique. J’ai récemment commencé à suivre une youtubeuse qui s’appelle Chloé Ting. Elle a lancé un “30 abs challenge”, qui consiste à 10 minutes de sport par jour. Elle a posté une vidéo de 10 minutes pour faire les exercices avec elle. Franchement Josie, 10 minutes par jour c’est le temps que tu prends par heure pour checker si Antonio a regardé ta story (c’est bon, on le fait tous). Et si vous avez la flemme de sortir dans le froid, faites le chez vous! Tous les jours, en rentrant chez moi, j’enfile mon legging direct, je met la vidéo sur mon ordi, je met l’ordi sur mon canapé, je met mon mat sur le sol, je met mes fesses sur le mat (je met mon… ok j’arrête) et je fais les 10 minutes.

Petit plus: je me suis promise à moi même de m’auto-offrir un piercing au nombril une fois que j’aurai fait les 30 jours. Et ça me motive grave!

 

 

Bref. Je vous promet que le sport est pour absolument tout le monde et surtout je vous promet que le sport n’apporte que du positif, mentalement et physiquement. Il n’y rien de plus satisfaisant et boostant de découvrir qu’en fait, on PEUT le faire.

PS: vous saviez que quelles que soit les pensées que vous avez ou la manière donc vous vous définissez (“je suis comme ça, je suis pas du matin”), c’est dans votre tête? Les croyances peuvent être changées à tout moment. Tout comme votre identité. Donc si vous vous définissez pas comme sportive, vous avez le pouvoir de changer ça, rien qu’avec votre mental (ça vaut pour tout) (c’est  pas ultra motivant de se dire qu’on peut choisir ce que l’ont veut être?)

Love xx

6 Comments

    • DEARVOGUE
      10/03/19 / 21 h 48 min

      Merci!!! 😀

  1. 11/03/19 / 7 h 53 min

    Merci merci et encore merci !! Cet article est un véritable boost pour me remettre en forme.

    • DEARVOGUE
      11/03/19 / 21 h 37 min

      Aha cool alors!!! 😀 Merci!!

  2. Marie
    11/03/19 / 21 h 05 min

    Enfin un article sur le sport où je m’y retrouve 🙂 procrastination est mon maître mot et ton article est très spontané et proches des vrais ressentis. Là tu m’as donné envie de m’y mettre et d’apprendre a aimer ça surtout !

    • DEARVOGUE
      11/03/19 / 21 h 37 min

      C’est gentil!! ‘Procrastination est mon maître mot’ aha j’adore!

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