Mes 3 mois à Paris, manger plant-based, et mon retour à Londres

 

La maison. Le connu, le confort, le kiff, l’excitation, le propre, l’exotisme, mais surtout le “c’est sûr, c’est chez moi ici“. Vous connaissez cette quote “And like the moon, we must go through phases of emptiness to feel whole again“. Well I went through a lot to find out que ma place est ICI. C’est ouf comme tout se goupille bien, avec un peu de patience. Faire confiance à l’univers, car tout arrive au bon moment.

Vous voulez savoir mon pire souvenir de ces deux derniers mois? en fait il y’en a deux. Le premier, c’est le regard que je me suis lancé dans la glace à Barcelone début décembre, les yeux tout rouges, juste après m’être forcé à vomir la quantité inimaginable de bouffe que je venais d’ingérer. Là j’ai réalisé pour la première fois que j’avais non seulement un soucis de boulimie mais aussi et surtout un mal être mental, qui s’était accentué depuis mon retour en France.

Le deuxième, c’est cette nuit que j’ai passé chez mon frère, où je me suis couchée à 23h30, et où j’ai pensé, les yeux ouverts, fixés au plafond, jusqu’à 8h30 du mat, non stop: mais qu’est-ce que je vais faire? Où est-ce que je vais aller? Le problème n’étant pas “où va-t-on m’accepter”, le problème étant “qu’est-ce que je veux?”. Le problème avec mon attitude de girouette c’est que je considère TOUT (vraiment tout) comme une possibilité. Tout est possible et je peux tout faire. Rien ne m’arrête, pas même l’argent puisque jusque là je m’en suis toujours sorti tout en gagnant trois fois rien (voir quatre fois rien). Pour la première fois de ma vie, je ne voyais PAS où j’allais, je ne savais pas.

A savoir qu’en France, n’ayant pas de logement fixe (inconsciemment je voulais surement pas me poser là bas), je ne savais jamais vraiment où j’allais dormir, et il m’était donc impossible de développer une routine, et une routine, ça vous donne un minimum de stabilité, une base dans votre journée, dans votre alimentation, dans vos activités, et ça c’est plus qu’utile pour une santé mentale saine.

 

 

Commencer par le commencement

Il me fallait reprendre des habitudes (dans la mesure du possible). Aller à la gym, reprendre une alimentation saine, dormir 8h, lire, reprendre toute cette self discipline que je m’étais imposé toutes ces années. Ca peut paraitre bête, mais la première chose qui m’a aidé à me remettre en selle, c’est d’enfin sauter le pas et adopter une diète 100% plant-based (je ne veux pas dire vegan parce que c’est un lifestyle tellement relatif à chacun). Bye toute protéines animales ou tout aliment transformé, hello wholefoods, nuts, fruits et légumes. Un renouveau. Cette sensation de faire le plein d’énergie et de vitamines à chaque repas, aussi cette fiertée d’adopter un lifestyle si healthy, si naturellement. Naturellement parce que c’est dans la logique/continuité de ce que je deviens/veux devenir. A aucun moment j’ai lutté pour me tenir à cette diète, pourtant une alimentation plant-based exclue beaucoup (beaucoup) d’aliments et ça implique un changement assez conséquent des habitudes alimentaires. Ca faisait 3 ans que j’avais arrêté le lait, je déteste le fromage, je mangeais rarement de la viande depuis un an, et le poisson c’est trop cher (ben quoi) donc c’était rare aussi. Ce que j’ignorai, c’était à quel point le lait ou les oeufs par exemple, sont omniprésents dans tout (le céleri genre WTF, meme dans le pesto!) donc il faut faire attention.

Adopter une diète plant-based et réussir à m’y tenir a été un moyen pour moi de me dire “ok, je contrôle au moins une partie de mes habitudes, et je suis capable de prendre des décisions et m’y tenir”. Ce truc de se sentir capable contrôler, c’est important. At some point je n’avais plus aucun contrôle sur ma vie de tous les jours. Je me levais tard, je ne faisais plus de sport, je ne faisais plus DU TOUT d’effort pour m’habiller, je ne regardais même plus genre de Ted Talks (conférences) alors que je kiff trop ça. Je me disais juste “à quoi bon faire tout ça”. Si bien que j’ai perdu contrôle de tout.

 

Tout envisager

C’est quand j’ai eu ma soeur au téléphone que ça a vraiment fait TILT. Je lui avouais que ça n’allais pas du tout, que j’étais pas bien, que me reconnaissais plus, que je ne partageais même plus sur les réseaux sociaux (partager quoi? Mon lifestyle n’était pas inspirant DU TOUT), et surtout que je ne savais pas ce que je voulais. Ma soeur, qui est journaliste à Washington et qui est grave mon exemple et qui est toujours la première personne que j’appelle quand j’ai besoin de conseils, m’a dit:

L’important, c’est ton travail. Il faut que tu trouves quelque chose en rapport avec ton diplôme. Postule PARTOUT dans le monde, aux jobs qui te plaisent, et tu vas où on te prend

Ok, ça me parait bien. J’ai donc postulé à Madrid (obvs), à Londres, en France, aux US, bref, un peu partout. La France me propose un CDD pour la fashion week, pour travailler pour Céline. Youpi. Madrid me propose un taf dans un ASOS du vintage. London me propose un taf de Digital Marketing Specialist chez Topshop, un poste de shoot assistant chez ASOS, et un poste dans une rédaction (je vous dis pas laquelle, c’est une surprise) (indice: Carrie Badshaw) (héhéhéhéhéhéhé).

J’ai dit oui à Madrid, en freelance, d’où je veux. J’ai dit oui à Londres, dans la rédaction, où je commence ce vendredi. Travailler pour une marque de fast fashion alors que j’évolue vers un lifestyle “slow la fast fashion” “luttons contre la surconsommation” “contribuons a la survie de la planète”, ça n’aurait pas été logique (+les salaire étaient à rire)

 

 

La morale? Tout arrive à point à celui qui sait attendre être patient/demander conseil/se self discipliner

Ce qui me rend heureuse, c’est que pour la première fois, je sais où je veux être. L’Angleterre m’a tellement manqué, vous n’imaginez pas. Mais vous n’imaginez pas. Ce n’est pas pour un retour au confort car je ne crois pas que j’ai un confort ici, c’est ce retour au métro propre, aux gens qui disent “sorry” 50 fois par seconde, aux produits vegans omniprésents, de chez Liddl aux plus petites boulangeries, au peanut butter qui compte £2, au pain triangulaire trop bon de chez coopérative, au Shoreditch market le dimanche, aux weekends à Brighton avec mes potes, aux anglais trop cute sur Tinder. C’est ici que je veux faire ma vie, c’est aujourd’hui une certitude (j’ai l’impression de me marier avec quelqu’un comment je parle)

C’est en passant par des périodes de chamboulement comme ça qu’on en apprend le plus sur soi même 🙂

Bref! Des vidéos arrivent, en attendant je vous fait 5668638329 bisous et je vous remercie d’être toujours derrière booster à chaque décision pétée que je prends.

Love xx

 

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *