Passer de la pilule au stérilet : je vous dis tout

DSC_0586

 

Hello les amie (avec un “e”) pour le coup!

Aujourd’hui, j’ai décidé de parler de quelques chose qui nous touche toute, et qui a un peu changé ma vie (et mon corps) ces dernières années, à savoir la contraception. Je tiens d’abord a dire que mon but n’est ni de vous dégoûter ni de vous convaincre, mais de vous parler de mon experience le plus transparent possible!

Commençons par le commencement. Au moment où je suis partie de France, il y’avait toute cette agitation autour de la pilule Diane 35 : les journaux disaient que les risques d’avoir une embolie étaient élevés etc. Prenant une pilule similaire depuis l’age de 15 ans, j’ai donc décidé de passer a une moins dosée, histoire de ne pas avoir peur de mourir toutes les 5h (je suis une grande hypocondriaque).

En 2013, quand je vivais a Brighton, juste avant de déménager a Londres, j’ai commencé a faire des recherches sur le stérilet : j’avais envie de quelque chose de 100%, j’en avais tout simplement marre d’ingérer des hormones tous les jours, et les femmes sur les forums n’en disaient que du bien. De plus contrairement à la pilule,  0 risques d’accidents cardiovasculaires (en plus je fume et malheureusement j’aime fumer et ne planifie pas d’arrêter donc ça craignait aussi avec la pilule). J’ai pris rendez vous avec une infirmière qui m’en a dit plus sur le stérilet, puis j’ai pris rendez vous le samedi d’après pour pouvoir le poser.

Venons en au fait! Samedi, 10h, Brighton Medical Center, Queen’s rd. J’y vais tranquille. Sans pression. Sans AUCUNE pression. Je stressais pas. Je pensais plus à ce que j’allais manger le midi qu’à la pose en elle-même! Je rentre. Je m’allonge, J’écarte les jambes. Et là, les gars. Vous voyez les règles de 30 cm qu’on utilisait au collège? Voilà, un truc de la même longueur, mais rond et fin, que la docteur commence a m’enfoncer dans le… vous voyez. Je souffle, je ne dis rien. Jusqu’au moment où j’ai l’impression que le truc va ressortir par mon nombril tellement il est profond. Je demande d’arrêter, et je rentre chez moi.

Quelques jours plus tard, mon mec, voyant que j’y pensais encore, me propose de m’y accompagner et de rester pendant tout le processus. Quand j’appelle pour prendre rendez vous, la réceptionniste me dit de surtout bien prendre deux ibuprofènes avant de venir. L’infirmière de la semaine d’avant avait dû omettre ce détail…

 

 

DSC_0664

 

Dimanche matin, 10h, Brighton Medical Center, Queen’s rd. On entre, je me désappe, elle me ré-enfonce son truc fin, mon mec me tient la main, c’est tellement relax qu’on rigole tous les trois, on parle de tout et de rien. Je sens un peu, mais vraiment très peu. Hop, je me relève, je m’habille, merci au revoir. J’étais soulagée! On achète du Nutella et de quoi se faire un bon petit déjeuner (il faut fêter ca!), on se met dans le lit, et là… clairement je ne sens plus mes jambes. J’essaie de marcher dans ma chambre, je met mon manteau, on sort dehors (il fallait que je sente que mes jambes réagissent!). Dans la rue, sueurs, tete qui tourne, et paf allongée sur le trottoir. Je reprends mes esprits, on rentre, et je m’endors pendent trois heures. En me réveillant, pleins d’appels manqués (j’étais sensée être bénévole pour le marathon pour la lutte contre le sida ce jour là!), mais je me sentais totalement normal.

Les jours d’après, je n’ai pas du tout ressenti la moindre douleur. J’ai continué à prendre ma pilule pendant une semaine, comme la docteur me l’avait recommandé. Les mois d’apres, j’ai eu mes règles normalement (plus abondantes évidemment, mais pas plus longues). Cela fait maintenant 3 ans que j’ai le stérilet, et voilà : je suis passée de 72 kilos a 58 kilos (tout ce que j’avais pris avec la pilule), non pas en faisant régime, mais en mangeant mieux. J’ai naturellement moins de fringales, je me sens moins ballonnée, et beaucoup mieux dans mon corps. Mes règles sont également régulières (ceci dit je vous avoue que sous pilule, je n’avais pas la moindre douleur, mais sous stérilet, je les sens). Pour être honnête, le seul point négatif c’est le retour imminent de l’acné…

Si ce n’est l’horrible moment que j’ai passé après la pose, je ne regrette ma décision pour rien au monde et recommande le stérilet à 100%. Comme j’avais lu a l’époque, je préfère avoir un corps étranger dans mon corps plutôt que d’ingérer un traitement nocif tous les jours.

En espérant que mon experience vous aide. J’ai essayé d’être la plus transparente possible sur ce que j’ai ressenti à la pose, en espérant que ca ne vous dissuade pas trop trop.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser par commentaire ou sur Instagram 🙂

Love x

1 Comment

  1. 22/02/18 / 21 h 40 min

    super très intéressant merci de nous partager ton expérience!
    la pilule c’est vraiment un sujet sans fin et il est important d’en parler

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *