Pourquoi je travaille pour la meilleure compagnie du monde #slowfastfashion

Cela fait maintenant trois mois que je vous ai annoncé mon nouveau taf à Madrid, et pourtant je ne vous ai toujours pas expliqué pour qui je travaillais et ce que je faisais, alors qu’il s’agit:

-D’un super bon plan

-D’un bon dans le futur en terme de business

#stopfastfashion

Vous savez comment je me positionne par rapport à la fast fashion depuis à peu près un an maintenant, car plusieurs choses m’ont fait réagir.

La première a été de travailler pour une marque de fast fashion. L’année dernière, je suis devenue junior art director et je m’occupais de tout: le buying, la comm, les shoots, les trend reports, tout. Donc je voyais tout le process de A à Z. Notamment comme on prenais bien les gens pour des cons. Je vous explique: on achetait des pièces par lot de 10 ou 15. Pour vous donner un exemple (je viens de reprendre l’un de docs pour voir les prix), une jupe achetée 9 pounds était revendue… 39. Pas une blague.

Si ce n’était que ça. La qualité les gars. Vous savez les chemises dans un tissu chelou qui vous font suer de ouf alors que d’habitude vous transpirez pas plus que ça? Voilà. Ce genre de qualité.

Les fringues étaient commandées sur des sites de grossiste basés à Londres ou Paris, mais étaient faites en Asie.

J’ai quitté ce taf au bout de 5 mois, déjà parce qu’il y’avait zéro budget pour les shoots, que c’était loin de ce qu’on m’avait promis à l’entretien en terme de fonctions, et qu’en plus j’en avais marre de faire des aller retours entre Brighton et Londres tous les jours. Et pour finir, je pouvais pas blairer ma boss.

Quand je suis partie, je me suis dit ”je peux faire tout ça toute seule”. J’avais les contacts, je connaissais les systèmes et j’ai donc décidé de lancer ma marque! A la base, j’avais prévu d’acheter chez des grossistes, mais des pièces de ouf avec une qualité de ouf. Mais au bout de même pas deux semaines, je me suis dit mais… non quoi. Non. Donc j’ai décidé de lancer une marque avec des vêtements de seconde main. Le but? Trouver des pièces vintage de ouf, les shooter, et les revendre. A la Sophia Amoruso. J’ai d’abord voyagé à Madrid, où j’ai trouvé des supers pièces: Kenzo, Sonya Rikiel… des perles. Puis j’ai commencé à aller aux kilos shops de Londres et Brighton. C’est là que j’ai réalisé qu’on pouvait vraiment trouver des trucs hyper cools et tendance, de seconde main. Il y’a toujours une super ambiance, c’est très hipster, et c’est un plaisir de chercher LA perle.

 

A partir de là, acheter fast fashion ne me venait même plus à l’esprit. J’ai commencé à vous communiquer un peu tout ça, et pas mal ont apprécié ce shift 🙂

En 8 mois, j’ai acheté 5 pièces, que je met littérallement 5 fois par semaine chacune. C’est très minime comparé à la tonne de fringues j’achetais avant! Je me rappelle, avant de déménager pour la première fois à Londres, quand j’habitais à Brighton, tous les dimanches je rentrais chez moi avec tellement de sacs que j’en avais mal aux bras. C’était littéralement: ‘Ennui? Shopping. Prise de tête avec mon mec? Shopping. Sale journée au taf? Shopping.

Pourquoi arrêter d’acheter du NEUF

Vous n’êtes pas sans savoir que l’industrie de la mode est celle qui pollue le plus après celle du bétail. Quelques faits choquants:

  • 60% de tous les vêtements produits mondialement finissent dans les dépotoirs ou les incinérateurs, un an après leur création .
  • 63% des vêtements sont faits à partir de matières extrêmement polluantes type polyester ou nylon
  • Quand les fringues jetées sont brulées, ça génère bien sur du CO2 dans l’air. Ou encore, un vêtement prend entre 20 et 200 ans pour se décomposer.

C’est pourquoi il faut adopter un type d’économie circulaire, c’est à dire: utiliser ce qu’il y’a déjà sur terre!

Maintenant, je comprends que l’idée de devoir aller dans des friperies ou lieux types Emmaüs ne plaise pas à tout le monde. La flemme de chercher, l’odeur, je comprends.

Et si je vous disais qu’il existe un ASOS du seconde main?

Voilà, c’est ça mon job de rêve. Je suis chargée de communication pour PERCENTIL, un site de vêtements de seconde main! Les prix sont HALLUCINANTS, environ 200 nouveautés sont ajoutées chaque jour, et vous pouvez trouver du Zara comme du Balenciaga.

Un exemple? (mes coups de coeurs héhé)

Top ZARA / Pull MAJE / Pull MASSIMO DUTTI / Pull ZARA / Pull FREE PEOPLE / Sweat SANDRO

PERCENTIL a été lancé en Espagne, puis ils ont ouvert un site en Allemagne, puis en France. Et c’est là que j’interviens!

J’aime cette compagnie d’amour, du concept qui est oufissime à l’équipe géniale (j’y suis allée une semaine en training et tout le monde est tellement avenant, souriant, et accueillant!), leur éthique aussi car ils sont très engagés et axés sur l’environnement.  J’aime tellement travailler pour eux, parce qu’ils me font entièrement confiance et que c’est totalement en accord avec mes valeurs.

Rendre le seconde main accessible en ligne, c’est LE futur. Et pour moi c’est tellement admirable et respectable d’avoir lancé un business comme ça.

Voilà je m’arrête là car je pourrai continuer on and on! Je vous fais des bisous!

Love x

PS: les envois sont gratuits ce weekend… just saying

2 Comments

  1. 13/03/20 / 20 h 38 min

    Trop contente que tu aies trouvé un job qui te ressemble… et quel job bordel ! Franchement je connaissais pas du tout, mais je vais aller jeter un oeil ça à l’air ouf !

    J’aurais adoré découvrir ta marque, ton univers plus perso mais je comprends tout à fait #yourockgirl

  2. 16/03/20 / 19 h 56 min

    Super cool de découvrir ton job, j’adore regarder ton contenu sur Youtube, te lire également.
    Je fais du shopping en gros une fois par an, mais désormais je ne trouve plus trop le bonheur d’acheter dans la fast fashion, la qualité est pas terrible, on se lasse vite des vêtements, et t’a a peine acheter un nouveau pull, tu n’a pas le temps de le partager sur les réseaux sociaux, que déjà une nouvelle collection est sortie en boutique!
    Ce qui me plait également, dans la seconde main c’est trouver des pièces uniques, que personne n’aura, au moins tu es la seule personne a avoir une pièce originale et qui sort de l’ordinaire

    http://www.lapausemodemagazine.com/

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